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Théologie protestante

Dieu une invention ?
ou les divagations du creuseur solitaire
Livre broché
Auteur(s) : Jacques Juillard Editeur : Van Dieren Editeur Année de sortie : 2011
Nombre de pages : 71 pages Format : 20 x 13 cm, poids : 320 gr
Réf.: 1326192105, Isbn : 9782911087837
Prix -5% : 12.35 € 13 €
Réflexion personnelle et théologique sur la construction de la foi par un pasteur d'expérience !
La première partie de ce traité offre d'apparentes digressions ou divagations comme dit l'auteur sur cette notion de recherche d'un trésor dans un champ, tel qu'il en est question dans l'évangile de Matthieu au chapitre 13 verset 44 ou encore dans un conte que l'auteur nous présente. Jacques Juillard s'interroge d'abord sur l'identité du creuseur : quel est-il .? L'homme assurément ? Mais J. Juillard propose l'hypothèse que le creuseur soit Dieu « Dieu qui m'invente, qui me crée, qui me cherche ou qui cherche en moi un trésor caché que lui seul peut découvrir ».
Puis, quel est ce champ où nous pouvons creuser en ayant un petit espoir de le trouver ? Les chrétiens et Jacques J. répondent spontanément « dans la Bible », Mais peut-être pas seulement ….
Et puis comment creuser ? Avec quels instruments aratoires ? «....la meilleure bêche de loin, c'est la prière »
A quoi ressemble ce trésor ? Ce trésor est-il Dieu ? Et ce Dieu est-il réel ou imaginaire ? Quel Dieu ai-je besoin d'inventer ?
Enfin, les deux derniers chapitres «La force de creuser » et «La joie de trouver » sur ce qui pousse l'homme à chercher, ce qui le conduit à ce trésor «cette énergie, cette volonté de creuser, mais aussi cette force qu'on peut nommer hasard, qui fait que l'homme va trouver le trésor » (page51). Jacques Juillard identifie une force, un désir, une volonté de vie qui « malgré tout crée l'unité, des liens universels qui font qu'à travers les conflits... tous les éléments du vivant sont solidaires …. Cette force ce n'est pas moi qui l'invente, c'est elle qui m'invente. Faut-il alors que cette force en moi je la nomme Dieu, que je lui cherche un nom, un visage, et même en Jésus-Christ un visage humain, des paroles et des actes ? ». Et nous arrivons enfin à sa « définition » de Dieu : « Ainsi Dieu est en moi cette force de créativité, ce pouvoir d'inventer Dieu lui-même ; mais cette force et ce pouvoir sont entre mes mains. Si Dieu est ce qui à la fois m'unit à tout et à tous, m'unit moi-même dans ce que j'ai de multiple et de dispersé, et à la fois me dépasse, il n'est pas discernable sans moi ou en dehors de moi. Et je ne peux parler de son existence que de façon personnelle et intuitive. (page57).
Ce parcours théologique active dans ma mémoire le superbe texte de Klaus Hendrickse « Croire en un Dieu qui n'existe pas » aux éditions Labor et Fides. K. Hendrickse évoque Dieu présent dans la rencontre, ce que je crois ne nierait Jacques Juillard.
Ce livre a reçu le prix Evangile et liberté en octobre 2011.
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Thématiques : Matthieu 13,44
Voir aussi :
Protestantisme > Théologie protestante > Protestantisme libéral

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